Simon Lepêtre

Monsieur le président, mesdames messieurs, 

La dénomination des lieux publics est généralement le fruit d’une histoire locale, ancrée dans la géographie, les usages et les mœurs.

Ainsi la place du marché accueille le marché, la rue du Pont traverse le pont, la route des Monts conduit aux Monts. C’est simple, basique, descriptif. Tout le monde le comprend.

Et puis, il arrive que la politique s’en mêle et qu’elle souhaite honorer une idée, une personnalité ou un événement en lui attribuant la dénomination d’un lieu.

Ce faisant, il me semble essentiel que cette nouvelle appellation fasse consensus – ce qui ne semble pas être le cas – et qu’un lien réel et puissant existe entre le lieu et l’objet de l’hommage.

Or le postulat de ce jour, nous invite à nommer un lieu public en mémoire de la lutte contre le fascisme des années 1930 sans que ce lieu ne soit précisé et sans que ce lieu n’offre les racines qui légitimeraient cette commémoration. 

Si l’objectif est d’honorer la paix, la liberté et la solidarité, sachez que nous disposons à Montreux d’une Rue de la Paix et qu’un certain nombre de personnes se regroupent régulièrement au Caux Palace, dans les églises et les associations de la communes pour faire vivre ces valeurs que nous partageons tous.

Enfin, en l’absence d’un lien fort entre le territoire et l‘objet de hommage, attribuer une telle dénomination à un espace public consisterait à le politiser de manière artificielle. Cela n’est pas souhaitable. Ni pour l’espace public considéré, ni même pour l’objet de l’hommage qui serait désincarné sans ce lien porteur de sens.

Pour toutes ces raisons, je vous invite à ne pas prendre en considération ce postulat.

Merci pour votre attention.

Simon Lepêtre,

Conseiller communal PLR

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