Simon Lepêtre

Ce mois, nous rencontrons Virginie Trachsel, Vice-présidente de la section.

Si elle est nouvelle dans notre région, elle n’est pas nouvelle en politique puisque, dans le canton de Berne, elle a déjà été candidate au Conseil national. Elle contribue également au site du PLR Suisse.

Elle nous parle de son envie de participer à la prise de décision, de l’importance de se confronter aux difficultés des électrices et électeurs mais aussi de ses envies pour Montreux.

N’hésitez pas à faire davantage connaissance avec celle qui le dit très clairement :
« C’est ce que j’aime en politique et au PLR : chercher les leviers qui permettent réellement d’améliorer un système. »

Pourquoi t’intéresses-tu à la politique et quand cela a-t-il commencé ?

Je me suis toujours intéressée à la manière dont les décisions collectives façonnent notre quotidien : l’économie, l’emploi, l’éducation, l’aménagement du territoire ou encore la qualité des services publics. Mais mon engagement est devenu beaucoup plus concret ces dernières années, avec l’envie de ne plus seulement observer ou commenter, mais de participer aux décisions et d’assumer une part de responsabilité.

Pourquoi le PLR ? En quoi ce parti te convient-il mieux que les autres ?

Je me reconnais dans une vision libérale qui fait confiance aux individus, encourage l’initiative et l’entrepreneuriat et considère qu’une économie dynamique est indispensable pour financer durablement nos prestations publiques. J’apprécie aussi le pragmatisme du PLR : partir des réalités et chercher des solutions qui fonctionnent. Pour moi, liberté et responsabilité vont ensemble, et l’État doit créer de bonnes conditions-cadres sans vouloir tout régler à la place des citoyens.

Es-tu du style militant sur les stands dans la rue ou plutôt du style adhérant lors des assemblées ?

Probablement un mélange des deux ! J’aime la réflexion, les dossiers et les débats de fond, mais une campagne m’a aussi appris combien les rencontres sur le terrain sont importantes. Sur un stand ou en porte-à-porte, on sort très vite de sa propre bulle : les gens parlent de ce qui les préoccupe réellement, parfois très loin des sujets dont nous discutons entre nous.

Quelle est ou a été ta plus grande satisfaction en tant que membre du PLR ?

Lors de ma campagne pour le Conseil national, j’ai été invitée à débattre dans Forum, sur la RTS, de la hausse des primes d’assurance-maladie. J’en garde un souvenir particulièrement fort. Face à un problème complexe, j’ai pu défendre une approche très concrète, au-delà des réponses idéologiques ou des petites mesures qui déplacent les coûts sans résoudre le problème. La Suisse dispose d’un système de santé d’une qualité remarquable, mais nous devons mieux utiliser ses ressources. Cela passe notamment par davantage de coopération entre les cantons dans la planification hospitalière, afin d’éviter des capacités et des infrastructures redondantes. Par ailleurs, nous pourrions mieux coordonner les médecins, hôpitaux et autres professionnels autour d’un patient pour éviter les examens répétés, actes redondants et traitements mal coordonnés. L’OFSP identifie explicitement ces doublons comme une source de coûts évitables.

C’est ce que j’aime en politique et au PLR : chercher les leviers qui permettent réellement d’améliorer un système.

Et pour Montreux, quelle est ta plus grande priorité ?

Montreux bénéficie d’un cadre exceptionnel, mais je pense que nous pourrions beaucoup mieux organiser son espace public. Les quais, la circulation et le stationnement ne forment pas toujours un ensemble très cohérent, ce qui nuit à la fois au confort des habitants et à l’attractivité de la ville. Ma priorité serait de repenser ces usages de manière pragmatique : des quais agréables et vivants, une circulation plus fluide et des possibilités de stationnement bien pensées et facilement accessibles. Il ne s’agit pas d’opposer voiture, piétons et mobilité douce, mais d’organiser intelligemment leur coexistence.

Merci Virginie pour ce témoignage.

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