Simon Lepêtre

Monsieur le Président, chères et chers collègues Mesdames et Messieurs,

Je voudrais parler encore d’un autre point — la réalité concrète de mise en œuvre sur le terrain.

Permettez-moi de rappeler quelques chiffres. Les projections pour Montreux sont de:

– Réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030

– Réduire de 36% le nombre de véhicules thermiques en 6 ans

– Supprimer environ 3’000 véhicules sur le territoire

– Multiplier par six la part de chaleur renouvelable en quelques années

Ce sont des transformations majeures.

Mais posons la question simplement : comment, concrètement, y arrive-t-on, ici à Montreux? Parce que sur le terrain, la réalité est tout autre.

Nous parlons de :

– rénovation massive du bâti

– remplacement des systèmes de chauffage

– transformation du parc de véhicules

Mais dans les faits, dans notre Commune de Montreux:

  1. Le PACom est gelé
  2. Les procédures d’autorisation pour une simple pompe à chaleur peuvent durer plus de deux ans
  3. Les contraintes administratives rendent les rénovations plus complexes et plus coûteuses

Autrement dit :

nous demandons à la population d’accélérer… alors que nous ralentissons nous-mêmes les processus.

C’est là la contradiction centrale de ce plan. On parle de transformation rapide — mais les conditions concrètes ne permettent pas cette accélération.

Et j’aimerais le dire clairement : ce plan repose largement sur des décisions que la commune ne contrôle pas. Ce sont les citoyens, les propriétaires et les entreprises qui devront agir. Mais en même temps, notre commune rend ces efforts plus difficiles.

Diffuser un plan dont la faisabilité est irréaliste, c’est prendre le grand rique de fragiliser la confiance et nuire à la cause climatique elle-même.

C’est pourquoi je refuse ce préavis — pour que Montreux se dote d’un plan climat ambitieux, oui, mais applicable dans les faits.

Je vous remercie.

Susanne Lauber Fürst,
Conseillère communale PLR

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